La programmation des dates d’audience des procès du constitutionnaliste Fréderic Joël Aïvo et l’ancienne Garde des sceaux, ministre de la Justice, Réckya Madougou a plus que jamais relancé le débat quant à leur éventuelle mise en liberté. Jamais l’espoir n’aura été grand dans le rang de leurs partisans, au regard des récentes vagues de mise en liberté de détenus dans ce dossier relatif aux violences électorales.

Les 06 et 10 décembre prochains pourraient être des jours de grâce pour Frédéric Joël Aïvo et Réckya Madougou. Respectivement poursuivis pour « Complot contre la sûreté de l’Etat et blanchiment de capitaux’’ et « Financement du terrorisme », les deux inculpés pourraient recouvrer leurs libertés au terme de leur procès dont les dates ont été dévoilées dans la soirée du lundi 29 novembre 2021. C’est du moins le souhait ardent de leurs partisans pour qui la célérité avec laquelle leurs dates d’audience ont été fixées à la suite du renvoi de leurs dossiers en jugement n’est pas un fait du hasard. Cela participe selon eux, d’une volonté de boucler ce dossier. Pourtant, rien ne présage, a priori de l’issue favorable du procès pour les deux prévenus au regard de la gravité des faits mis à leurs charges. Mais les soutiens de deux acteurs politiques se refusent d’entrevoir une complication judicaire dans ce dossier. Leur sérénité est fondée notamment sur l’élan de clémence adopté vis-à-vis des personnes détenues dans le cadre des violences pré et post-électorales depuis quelques temps. Pour eux, cette dynamique devrait également profiter aux  deux acteurs politiques et induire leur mise en liberté.

Des signes avant-

coureurs

Depuis quelques semaines, on assiste à des vagues de mise en liberté de personnes détenues dans le cadre des violences perpétrées lors de l’élection présidentielle du 11 avril 2021. L’opinion a en effet été informée, non sans surprise, de la mise en liberté sous convocation le 27 octobre 2021, de l’ancien ministre, Jean-Alexandre Hountondji, de l’ancien directeur général de la Sogema, Joseph Tamègnon, de Ibrahim Tchassenti, de Jean Bosco de Souza et de Emile Koudjo. A la suite de cette libération, Elie Djènontin, fils de l’ancien Garde des sceaux Valentin Djènontin, a été mis en liberté. Une troisième vague de libérations de détenus a été enregistrée le jeudi 25 novembre 2021. Vingt (20) inculpés étaient dénombrés dans cette cohorte. La dernière vague de détenus libérés pour des faits de violences en période électorale est intervenue le lundi 29 novembre. Six personnes sont concernées par ce verdict rendu le 29 novembre 2021 selon une radio privée de la place.  Cette évolution majeure reste sans nul doute, l’un des ciments qui  fondent les espoirs des partisans des deux acteurs politiques. Vont-ils avoir raison ? Wait and see.

Gabin Goubiyi

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