Incohérence et navigation à vue, ainsi se résume la posture de l’opposition béninoise à quelques encablures de la dernière élection présidentielle. Pour Bertin Koovi, en décidant de participer au scrutin, en dépit des querelles qu’elle a soulevées autour des lois électorales, l’opposition a simplement vidé le sens du combat qu’elle menait contre le régime de la rupture.

L’homme est connu pour la rudesse de ses propos quand bien même ses positions ne font pas toujours l’unanimité. Mais Bertin Koovi reste égal à lui-même à chacune de ses sorties médiatiques. C’est le genre d’homme qu’il vaudrait mieux ne pas avoir contre soi. Depuis qu’il a fait allégeance à son ‘’ex-ennemi juré’’, Patrice Talon, Bertin Koovi a dressé son artillerie ‘’verbale’’ contre l’opposition. Une opposition qu’il trouve mal inspirée et totalement confuse. Contacté hier par le Groupe de presse « Le Matinal » suite à la publication sur sa page Facebook de l’ordonnance de non-lieu qui le blanchit désormais, Bertin Koovi n’a pas raté l’opposition. A l’en croire, l’opposition s’est fourvoyée et a brouillé toute grille de lecture sur sa démarche, en décidant de participer à la dernière élection présidentielle. Selon l’ancien candidat au scrutin de 2016, l’opposition ne devrait en aucun cas se plier aux prescriptions des lois électorales après les avoir vertement contestées. Il n’a pas manqué d’évoquer les décisions rendues par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp) enjoignant à l’Etat d’abroger les lois électorales. Pour avoir présenté des candidats à l’élection présidentielle, Bertin Koovi trouve que l’opposition a rendu caduques ces décisions de la juridiction supranationale. Du coup « …les décisions de la  Cour sont devenus caduques et il n’y avait plus de lutte à mener. », estime Bertin Koovi.

Talon dédouané

Bertin Koovi a également profité de l’entretien qu’il a accordé au groupe de presse Le Matinal pour clarifier certaines choses du contentieux qui l’opposait à Patrice Talon. L’ex-opposant au régime de la rupture a martelé que le chef de l’Etat n’a rien à voir dans les déboires l’ayant conduit à la prison en Guinée Equatoriale. « Que ceux qui croient que c’est le président Patrice Talon qui m’a fait arrêter, je voudrais vous dire ici et maintenant que c’est faux », a martelé l’ancien conseiller spécial du président Téodoro Obiang N’Guema M’Basogo. Selon lui, Patrice Talon reste un homme de rigueur qui ne saurait s’illustrer dans le théâtre ayant conduit à son arrestation. « Quand vous voyez la façon brouillonne dont le dossier a été conduit, vous savez que ce n’est pas Patrice Talon. Moi s’il y a quelque chose que j’ai toujours ai mé chez Patrice Talon, même quand j’étais encore son opposant farouche, c’est qu’il est un homme ordonné, méticuleux. Ce n’est pas un brouillon comme d’autres présidents que nous avons connus », a-t-il conclu.

Gabin Goubiyi

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