L’élection présidentielle du 11 avril prochain entre dans sa phase décisive. Du côté de l’opposition, le duo Alassane Soumanou Djimba-Paul Hounkpè est annoncé pour défendre les couleurs de la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). L’annonce a été faite suite à une réunion du Bureau politique mercredi 27 janvier 2021 à Cotonou. Cette décision qui sera entérinée ce jour par le Bureau exécutif national (Ben) est un signal fort donné à l’opposition.

La Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) prend de l’avance sur les autres formations politiques de l’opposition dans le cadre des préparatifs de la Présidentielle du 11 avril prochain. Pendant que le Front pour la restauration de la démocratie (Frd) se lance dans des revendications dénuées de toute objectivité, l’ancien parti de l’ex-chef de l’Etat, Yayi Boni, a choisi son duo pour l’élection présidentielle du 11 avril 2021. Le parti a, à travers le Bureau politique, désigné ses deux ambassadeurs qui défendront ses couleurs au scrutin à venir. Il s’agit de l’ancien ministre d’Etat chargé de l’enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle, de la reconversion et de l’insertion des jeunes sous Yayi Boni, Alassane Soumanou alias « Djimba » qui sera le président et du Secrétaire exécutif national Paul Hounkpè qui va assurer les fonctions de vice-président. A travers ce choix que le Bureau exécutif national va valider ce jeudi 28 janvier par le Bureau exécutif national, le parti vient de franchir une étape importante dans son ambition de conquérir et d’exercer le pouvoir d’Etat. En effet, opposé à la gouvernance de Patrice Talon, la Fcbe se prépare donc sérieusement pour l’alternance au sommet de l’Etat. Avec seulement 6 maires, la Fcbe est rassurée de décrocher les 16 parrains. Les responsables du parti mettent les petits plats dans les grands pour y arriver. Pendant ce temps, Valentin Aditi Houdé, Eric Houndété et Cie foncent tout droit dans le mûr. Au lieu de faire table rase du passé et d’aller à l’école des Cauris, ils s’enlisent avec la publication de communiqués de presse à n’en point finir. Pareil pour le constitutionnaliste Joël Aïvo qui lorgne sérieusement le fauteuil présidentiel mais n’enfile pas la posture d’un présidentiable. De façon délibérée, le président du mouvement « Le Rassemblement » refuse de remplir les conditions édictées par le Code électoral et la Constitution en vigueur. Pour l’ancien doyen de la Faculté de droit et de science politique (Fadesp) de l’Université d’Abomey-Calavi, le système du parrainage est créé pour exclure et il ne se voit pas en train d’aller « quémander le parrainage ». Pour dissiper toutes craintes, les parrains ont rassuré de leur disponibilité à offrir leur parrainage à tout le monde. Le parti Union progressiste dont est issu une bonne brochette d’élus a invité officiellement par exemple, ses députés et maires à parrainer tout candidat soutenu par un parti ayant une existence légale. Pareil pour le Bloc républicain qui n’a certes pas rendu public un communiqué mais dont les élus ont manifesté à maintes reprises leur disponibilité à parrainer également les candidats quelque soit leur obédience politique. A partir de cet instant, il ne reste plus qu’au Frd et aux potentiels candidats de l’opposition à se mettre dans la danse. S’auto-exclure en doutant de la bonne foi des 159 élus sans avoir mené aucun démarche vers les concernés est une preuve manifeste de défaitisme. La compétition électorale n’étant pas l’asile des lâches, seuls les plus audacieux vont tirer leur épingle du jeu.

 

Abdourhamane Touré

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