Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a ouvert mardi 30 mars 2021 à Cotonou, un atelier de formation sur le thème : « Droits de l’homme et processus électoraux » organisé par la Commission béninoise des droits de l’homme avec l’appui du Système des Nations Unies. Cette rencontre de trois jours vise à donner les outils nécessaires aux commissaires et aux 156 observateurs qui seront déployés sur le terrain dans le cadre de la Présidentielle du 11 avril 2021. Ce dispositif mis en place permettra de contribuer à la consolidation de la paix avant, pendant et après le scrutin présidentiel, selon le président de la Cbdh, Clément Capo- Chichi. Lire ci-dessous, un extrait du mot d’ouverture du président Joseph Djogbénou.

 

« Les processus électoraux sont aussi des champs dans lesquels les droits de la personne humaine peuvent être menacés. Et sur ces champs, l’on note également votre présence constante. Je voudrais donc saluer cette mobilisation, cet activisme positif aux côtés des citoyens, aux côtés de toute personne dans le cadre du processus électoral en cours chez nous. Je voudrais également noter avec satisfaction les angles sous lesquels vous placez cet atelier : Le premier, c’est toutes les questions relatives à la jouissance des droits spécifiques dans le cadre du processus électoral. J’ai noté parmi les thèmes « le droit de participer aux affaires publiques, la liberté d’opinion et d’expression, le droit à l’accès à l’information, les discours de haine qu’il faut nécessairement prévenir. Je voudrais appeler votre attention sur les actes qui portent atteintes à la cohésion nationale, Et donc la prévention des discours de haine va dans ce sens-là. Et vous conviez dans le panier des outils auxquels vous aurez recours, le code pénal. Il est nécessaire de relever tous les propos portant atteintes aux religions, aux cultes, aux ethnies. Vous avez également noté la position de la Cour constitutionnelle en cette période électorale. Evidemment, les missions de la Cour constitutionnelle seront assurées comme par le passé. Mais compte-tenu des circonstances exceptionnelles liées à la pandémie au Covid-19, il a été nécessaire de prendre des dispositions qui seront analysées, évaluées. Je note déjà positivement que cette position de la Cour constitutionnelle permettrait aux associations de jouer pleinement leurs rôles, permettrait pourquoi pas à la Cour de prendre encore plus en compte les  observations faites par les associations. Et vous me donnez l’occasion de saluer la présence des associations sur le terrain, les réseaux d’associations dans le cadre du déroulement de ce processus ».

 

Propos recueillis par Abdourhamane Touré

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