Plutôt que de s’organier pour avoir les parrainages requis, et de fourbir ses armes pour la prochaine Présidentielle, l’opposition continue ses dénonciations inutiles. Elle a mis sur pied mercredi 13 janvier 2021, le Front pour la restauration de la démocratie (Frd) qui a été créé pour le désordre et l’anarchie après avoir déjà oublié les excès du régime défunt.

Les opposants béninois poursuivent leur désordre et anarchie sur la scène politique. Après une première déclaration collective effectuée le 30 décembre 2020, l’opposition a décidé de parapher une convention, pour mettre sur pied un Front pour la restauration de la démocratie (Frd). Ladite convention a été signée devant les médias, mercredi 13 janvier 2020, par Eric Houndété (Les démocrates), Valentin Aditi-Houdé (Dud), Antoine Guédou (Gsr) et Frédéric Joël Aïvo (Le rassemblement). Selon Valentin Aditi Houdé, la démocratie a connu un grand coup d’arrêt depuis l’accession au pouvoir de Patrice Talon. Et dans le cadre de la prochaine élection présidentielle, ce Front de l’opposition exige comme à ses habitudes entre autres, l’application immédiate des arrêts de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (abrogation de la révision constitutionnelle) ; l’organisation d’un dialogue inclusif de tous les acteurs ; l’abrogation de toutes les lois liberticides votées sous le régime du président Patrice Talon ; le respect des droits et libertés fondamentaux, le retour des exilés et la libération des prisonniers politiques ; l’audit de la liste électorale ; le respect strict de la durée du mandat constitutionnel, conformément au serment prêté devant le peuple. Par ailleurs, les partis signataires de la convention collective invitent le gouvernement à procéder à la restitution et à la garantie des acquis sociaux aux travailleurs. « Depuis l’accession du président Patrice Talon au pouvoir le 06 avril 2016, la démocratie béninoise a connu un grand coup d’arrêt. En effet, sous le prétexte de réformes institutionnelles et politiques, le président Patrice Talon a détruit, en moins de 2 ans après son arrivée au pouvoir, l’édifice démocratique hérité de la Conférence nationale de février 1990 que ses prédécesseurs successifs ont précieusement, entretenu et consolidé », a déclaré le Front. Avant d’ajouter « le peuple béninois souffre de ce recul démocratique et s’organise pour la restauration de la démocratie et de l’Etat de droit. De 2016 à ce jour, son mandat a été marqué par des dysfonctionnements d’ordre institutionnel et juridique (adoption de plusieurs lois liberticides, la remise en cause de l’état de droit, l’organisation d’élections non inclusives, la révision opportuniste et non consensuelle de la Constitution du 11 décembre 1990, le non-respect des droits et libertés, le refus d’exécution des décisions des juridictions nationales et internationales, la contrainte à l’exil de plusieurs citoyens béninois ».  

 

 Quelques contradictions

 

Or, pour qui connaît l’histoire politique récente du Bénin, ainsi que la parenthèse chaotique qu’ont été les années Yayi, on peut simplement faire remarquer à l’opposition et à ses actuels leaders, qu’ils sont en contraction fragrante et évidente avec eux-mêmes. Eric Houndété et Valentin Houdé, par exemple,   semblent en porte à faux avec la réalité. Une réalité qu’ils ont eux-mêmes vécue et endurée dans leurs corps, âme et esprit. Car, sur l’un des points évoqués, l’opposition fait économie de vérité. En effet, aucune élection sous leur président d’honneur n’a été sans difficultés. Toutes les élections organisées entre 2006 et 2016 ont été des moments douloureux de tension pour le peuple. Et le « Prince de Tchaourou », a été celui qui a le plus vassalisé les institutions de la République, instrumentalisant l’Assemblée nationale sous le professeur Mathurin Nago, et la Cour constitutionnelle avec des décisions contestables nuitamment rendues. Mieux, les éléphants blancs de ce régime politique sont toujours sous les yeux des Béninois, sans compter les concours frauduleux et claniques organisés, mais surtout une corruption poussée à son paroxysme avec le scandale « Icc services », qui a englouti pas moins de 150 milliards de FCfa. Il est d’autant plus curieux de voir aujourd’hui l’ex-député Eric Houndété qui a pourfendu le régime de l’époque, s’accoquiner avec ces personnes qui ont fait du tort à leur pays. D’aucuns répondront que l’opposition est dans son rôle. Qu’à cela ne tienne ! Mais, l’œuvre de Patrice Talon, et ses réformes sont là et chacun peut apprécier la nuit et le jour. Le reste le peuple le dira. En attendant qu’ils s’occupent de convaincre 16 maires et/ou députés pour pouvoir participer à l’élection présidentielle, le soir du 11 avril, les Béninois aviseront.

 

 Jean-Paul Mahugnon

 

 

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