Le régime d’assurance maladie fait partie des engagements majeurs du gouvernement à travers le projet Assurance pour le renforcement du capital humain « Arch ». C’est à  ce titre qu’a été  lancée mardi 19 janvier 2021, la  phase de généralisation du volet assurance maladie pour les soins de santé gratuits aux populations.

Pour les consultations de médecine générale, les diarrhées avec déshydratation, les infections digestives, le paludisme et 21 autres maladies au Bénin, les pauvres extrêmes ne vont plus payer. Ils seront pris en charge par l’Etat. C’est la substance  de la cérémonie du mardi 19 janvier 2021 à Cotonou qui a consacré le lancement de la phase de généralisation du volet assurance-maladie du projet Arch. Depuis plus d’un an en effet, la phase pilote du projet Arch a démarré dans 7 Communes et a impacté 105 000 mille personnes des Communes d’Abomey-Calavi, Sô-Ava, Dassa-Zoumé, Glazoué, Djougou, Copargo et Ouaké. Elles ont pu bénéficier de soins gratuits. Pour Véronique Tognifodé, ministre de Affaires sociales et la microfinance,  « l’assurance maladie » du projet Arch couvre gratuitement toutes les consultations générales, soit une liste de 22 affectations et actes médicaux, les analyses biologiques qui vont avec. Aussi, a-t-elle rappelé que le projet Arch, principal outil de mise en œuvre de la stratégie nationale de protection sociale du gouvernement, offre un paquet de quatre services à savoir l’assurance-maladie, la formation professionnelle continue, le crédit et la retraite. Le panier de soins de base que comporte l’assurance maladie vise à démocratiser progressivement les soins de santé de base à travers l’inclusion des couches les plus défavorisées, et à moderniser le système de santé. Pour Venant Célestin Quenum, Directeur général de l’Agence  nationale de la protection sociale, l’amélioration des conditions de vie des populations est une priorité pour le gouvernement. En effet, déplore-t-il, pour des milliers de personnes dans notre pays, « payer directement les prestations sanitaires, constitue un défi et freine leur accès aux services de santé, même les plus basiques », contribuant à la dégradation de leur santé et à l’aggravation de la précarité. L’assurance maladie telle qu’elle prend corps aujourd’hui, poursuit-il,  vise à « lever les obstacles financiers, notamment les paiements directs par les patients eux-mêmes, et à prendre en charge sur fonds publics des frais de santé de personnes qui ne sont pas en mesure de contribuer financièrement». La cérémonie du 19 janvier 2021 lance la distribution de 21800 cartes d’identité nationale biométriques par lesquelles les prises en charges seront effectuées.

 

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