Les députés ont procédé hier au Palais des gouverneurs à l’examen et à l’adoption à l’unanimité du projet de loi portant protection et règles relatives au Commerce international des espèces de la flore et de la faune sauvages menacées d’extinction en République du Bénin.

Se conformer à la convention Cites. C’est le but visé par le projet de loi portant protection et règles relatives au Commerce international des espèces de la flore et de la faune sauvages menacées d’extinction en République du Bénin adoptée par les députés hier. Il s’agit de la Convention sur le commerce international des espèces de flore et de faune sauvage menacée d’extinction, connue par son sigle Cites ou encore comme la convention de Washington, qui est un accord international entre Etats. La loi a pour principal objectif de veiller à ce que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent. Le texte de la Convention a finalement été adopté lors d’une réunion de représentants de 80 pays tenue à Washington, Etats-Unis d’Amérique, le 3 mars 1973 et le 1er juillet 1975, la Convention entrait en vigueur.

La nécessité d’une convention de ce genre peut paraître évidente au vu des informations largement diffusées de nos jours sur le risque d’extinction de nombreuses espèces emblématiques telles que le tigre et les éléphants. Cependant, dans les années 1960, à l’époque où l’idée de la Cites commençait à germer, le débat international sur la réglementation du commerce des espèces sauvages en vue de les conserver ne faisait que commencer. Avec le recul, la nécessité de la Cites s’impose. Le Bénin a adhéré en 1984 mais n’a pu concrétiser sa vision de protection. La Cites est contraignante – autrement dit, les parties sont tenues de l’appliquer. Cependant, elle ne tient pas lieu de loi nationale; c’est plutôt un cadre que chaque partie doit respecter. C’est donc ce à quoi les députés se sont attelés au Palais des gouverneurs à Porto-Novo en présence du ministre du Cadre de vie, José Tonato. Les dispositions de la présente loi s’appliquent à la détention, à l’exportation et à la réexportation, à l’importation, l’introduction en provenance de la mer, au transport, au transit et autres transbordements des spécimens d’espèces de faune et de flore sauvages de première, deuxième et troisième catégorie.  La gestion, l’organisation et le fonctionnement au Bénin sera dirigé par un Conseil scientifique de la Cites. Ce conseil sera composé d’un président de qualité enseignant-chercheur, titulaire spécialiste en écologie et biodiversité, d’un vice-président enseignant-chercheur ou directeur de recherche, spécialiste en écologie et biodiversité, d’un rapporteur, enseignant-chercheur, spécialiste de la faune terrestre, d’un rapporteur, enseignant-chercheur ou chercheur-spécialiste de la faune aquatique marine, d’un rapporteur enseignant-chercheur ou chercheur spécialiste de la flore. Le fonctionnement du Conseil scientifique est organisé par un décret pris en Conseil des ministres.

M A-A (Coresp.

Ouémé-Plateau)

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