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Réaction des enseignants du supérieur aux propos du chef de l’Etat:L’intersyndicale des Unb s’embrouille et embrouille

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Les enseignants du supérieur réunis au sein de l’Intersyndicale se sont livrés à un mauvais exercice. En réaction aux propos du président Patrice Talon sur la qualité de la formation dans des facultés des universités publiques, ils ont condamné le 30 novembre 2020 la déclaration et le choix sémantique du chef de l’Etat. Seulement qu’en voulant répondre au président de la République, les secrétaires généraux du Snes, du Synares, du Secup, du Synhub et du Snecc-Bénin se sont embrouillés et ont embrouillé les Béninois.
Ils n’auraient pas dû pondre ce communiqué en réponse aux propos du chef de l’Etat sur la formation dans certaines facultés des universités nationales. Dans un communiqué rendu public le 30 novembre 2020 par les secrétaires généraux des cinq syndicats composant l’intersyndicale des enseignants des Unb, la déclaration du président Talon bien que fondée a été condamnée avec le champ sémantique choisi par le premier magistrat. Mais la question qu’il faut se poser est : est-ce qu’en dénonçant le système éducatif béninois notamment au niveau supérieur, le président de la République a insulté les enseignants ? Ou en tant que le 1er des Béninois, celui qui est à la manœuvre, Patrice Talon, n’a-t-il pas le droit de critiquer le système éducatif qui forme les jeunes au chômage ? En posant le diagnostic d’un des maux dont souffre le Bénin et qui est l’une des causes de son retard, le chef de l’Etat, ne fait que le minimum qui est attendu de lui. Car, sans connaitre l’étendue du mal, l’on ne peut apposer le remède qu’il faut. Et puis de toute façon, depuis 2016, nous connaissons le franc-parler du président de la République. Et ses propos lors de la tournée ont dérouté plus d’un et n’ont laissé personne indifférent. Que les universitaires se disent victimes ou indexés par ces propos, ce serait aller un peu trop loin. Or, les syndicats universitaires estiment, dans une déclaration faite mardi 1er décembre 2020, avoir été l’objet d’une appréciation « singulière » de la part du chef de l’Etat, Patrice Talon. Et s’offusquent du fait que leur sacerdoce soit qualifié de  « bavardage ». « Du reste, nous nous trouvons dans l’obligation, sauf respect à l’institution qu’est la personne du chef de l’Etat dans notre pays, de rappeler que le « bavardage » a fait les présidents d’institution de notre pays, dont l’actuel président de la Cour constitutionnelle qui n’a fait ses études qu’au Bénin », écrivent-ils. Cependant, ils reconnaissent avec le chef de l’Etat, que le secteur  éducatif souffre et présente des défaillances. Avant d’évoquer que la solution  n’est pas de  « fermer » les lieux de « bavardage ».
Abdourhamane Touré

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