L’ex-juge de la Criet, Essowe Batamoussi a finalement atteint son objectif. Le statut de réfugié lui a été accordé en quelques jours par  la France, son nouvel pays d’adoption. Il avait claqué la porte de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) au plus fort de l’affaire Madougou. Il arguait de pressions politiques sur les juges. Il a ensuite pris la clé des champs pour se retrouver au Togo. D’où il a pu bénéficier de ce qu’il faut comme soutiens politico-financiers pour se mettre à l’abri et préparer son voyage sur l’Hexagone. Finalement, le président a finalement raison quand il confiait à la presse internationale, aux lendemains de l’élection présidentielle, que le Togo a pu servir de base aux opposants qui ont fomenté des coups pour perturber le scrutin. De toute façon, qu’il ait pu recevoir l’asile rapidement en France, alors des dizaines d’autres poireautent avec peu d’espoir sur la liste, c’est un véritable coup. Les choses sont désormais claires. Ceux qui doutaient qu’il y avait des mains derrière l’acte posé par l’ex-juge peuvent se rassurer.

Jean Paul Mahugon

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