Reprise des négociations Gouvernement-Syndicats :Une lueur d’espoir pour le dégel

0
922




Reprise des négociations Gouvernement-Syndicats :Une lueur d’espoir pour le dégelAprès le rendez-vous manqué du 22 février 2018, le Gouvernement et les leaders syndicaux ont repris effectivement langue hier mardi mars 2018. Au terme de la rencontre, les deux parties ont fait des concessions qui laissent présager très bientôt d’une sortie de crise.

Le dialogue entre le Gouvernement et les Centrales et Confédérations syndicales a repris. Hier, pendant 4h, les deux parties ont échangé pour trouver un terrain d’entente à propos de la crise sociale qui secoue le secteur éducatif. C’est à 11h10 que la délégation ministérielle conduite par le ministre d’Etat chargé du Plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané, accompagné de ses collègues des trois ordres de l’enseignement et de la ministre de la Fonction publique et du travail, Adidjatou Mathys a fait son entrée dans la salle de négociations où les attendaient déjà les Secrétaires généraux de la Cosi-Bénin, de la Cstb, de la Csa-Bénin, de la Cgtb, de la Cspib, et de l’Unstb. Des accolades avec les autorités ministérielles, tout présageait d’une rencontre pacifique. Mais après la présentation de l’ordre du jour qui devrait être consacré au Statut particulier de l’enseignant, Nagnimi Kassa Manpo, Secrétaire général de la Cstb a déclenché les hostilités.



Pour lui, pas question de reprendre les négociations si le gouvernement ne se prononce pas sur les défalcations salariales pour fait de grève. Mais pour le ministre d’Etat chargé du Plan et du développement, ce n’est pas le plus urgent, il faut aller vers les points de revendication contenus dans la motion de grève des Centrales et Confédérations syndicales. Il n’en fallait pas plus pour que Nagnimi Kassa Manpo, Secrétaire général de la Cstb, vide la salle des négociations. Après cet incident, les négociations ont repris. La délégation gouvernementale a présenté aux partenaires sociaux ses propositions. En ce qui concerne les différents arrêtés proposant les primes contenus dans le Statut particulier de l’enseignant, il y a un effort qui a été fait en tenant compte de la cagnotte disponible. Les Secrétaires généraux des Centrales et Confédérations syndicales ont fait des propositions au Gouvernement pour l’amélioration de ces différentes primes. Sur la question des salaires défalqués, le Gouvernement a promis de revenir bientôt là-dessus.



A la fin des discussions, Abdoulaye Bio Tchané a exprimé sa satisfaction de voir les négociations reprendre. Pour le numéro 2 du Gouvernement, cette rencontre a permis d’obtenir des avancées significatives dans le dialogue social. « Le gouvernement a fait, au cours de cette séance, le point des différents arrêtés concernant le statut particulier des enseignants. Des propositions ont donc été faites et discutées avec les Centrales et Confédérations », a-t-il fait savoir. Il a pour finir réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre le dialogue et à œuvrer pour une sortie de crise dans l’intérêt de tous. A sa suite, Noël Chadaré, Secrétaire général de la Cosi-Bénin, a affirmé que cette rencontre a permis d’évoquer essentiellement la question du statut particulier des enseignants. Pour lui, l’Exécutif est resté muet concernant l’indexation du salaire des enseignants. « Concernant les primes contenus dans le statut particulier, il y a eu une légère amélioration, mais nous avons fait des propositions au gouvernement pour que le statut particulier puisse véritablement valoriser la fonction enseignante », a-t-il martelé. Selon Noël Chadaré, la question de la rétrocession de la défalcation sur salaire pour fait de grève est préjudicielle à la sortie de crise. Pour finir, il estime qu’après les propositions du gouvernement, il est question de rendre compte à la base afin de savoir la suite à donner au mouvement de grève. « Mais en attendant, la grève se poursuit », a-t-ilsouligné.

Armel Nelson Avadémey

LAISSER UN COMMENTAIRE