Les locaux de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) grouillent de monde depuis quelques jours. En effet, à la suite de la suspension du contrôle routier lancé par la Police républicaine, les propriétaires des engins, notamment ceux à deux et trois roues ont pris d’assaut l’Anatt pour remplir les formalités de retrait de leur plaque d’immatriculation. C’est le constat fait hier, jeudi 20 mai 2021, par une équipe de la rédaction.

L’affluence dans les locaux de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) n’est pas celle des jours ordinaires. Déjà à 8 heures hier jeudi 20 mai 2021, ils étaient nombreux les usagers de cette agence, alignés les uns après les autres pour  le retrait de leur plaques d’immatriculation ou le dépôt du dossier en vue de l’obtention desdites plaques. Malgré la longue file d’attente, Martial et Nickson propriétaires de moto ont attendu leur tour pour être servis. «  Moi je suis là pour le retrait de la plaque de ma moto. J’étais déjà venu depuis la semaine passée. J’étais resté dans les rangs du matin jusqu’aux environs de 15heures. Je suis reparti parce qu’on a dit qu’il n’y avait pas la connexion pour qu’on puisse payer la quittance. Raison pour laquelle je m’étais retourné. C’est aujourd’hui que je suis revenu pour voir si ça va donner. Je ne sais pas mais vu ce que je suis en train de constater, ça ne donne pas comme ça devrait donner », a déclaré Martial. « Il y a beaucoup d’affluence pour défaut de plaque et cela, à la suite de l’annonce de la répression de la Police républicaine. Cela prouve que c’est déjà une bonne chose d’avoir annoncé cette répression. Si tout le monde peut s’atteler à vite faire sa plaque, je crois que ça va réduire un tant soit peu les problèmes que nous avons dans les commissariats avec les motos et autres. Et on saura qui a quelle moto et ça va réduire les problèmes de vols et tout », a dit Nickson.

 

La forte présence humaine permet de bonnes affaires

 

Cette importante présence humaine observée au niveau de l’Anatt  fait les bonnes affaires de quelques-uns qui offrent leurs services aux usagers. C’est le cas de Eric, un agent facilitateur qui commercialise les supports de fixation des plaques. « On aide les gens à faciliter la tâche pour que la fixation des plaques soit rapide et les gens viennent. Nous aussi on se défend, ça va quand même. Si on vient chez nous, c’est à 1000fr par moto », a-t-il confié. Avec cette foule, les usagers de l’Anatt s’impatientent au vu du nombre de personnes à satisfaire. D’autres se découragent en remettant à une date ultérieure le dépôt du dossier. Face à cette difficulté Bénoît Gayet souhaite une décentralisation du processus vers les départements ou arrondissements pour un accès facile aux usagers. « La majorité de ceux qui sont ici, c’est pour retirer leur plaque. L’affluence qui est ici là, moi je vois que l’Etat doit encore revoir l’organisation puisqu’il y a des gens qui viennent ici et ils perdent toute la journée. Donc si on peut réorganiser pour que quand les gens viennent, qu’ils soient vite servis et mieux par rapport à ce qu’on voit ici. Il faut qu’ils s’organisent pour que la fourniture soit plus rapide que ce qu’on voit ici. Décentraliser, ça serait aussi bien pour que les gens puissent rester dans leurs arrondissements ou dans leurs départements pour faire cela », a-t-il laissé entendre. En suspendant l’opération de répression des infractions routières, la Police républicaine n’a pas donné une date butoir. Les propriétaires qui traînent encore les pas devront s’y prendre tôt pour ne pas se faire prendre lors de la reprise de ce contrôle.

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here