C’est quasiment une guerre sans merci que le Bénin a engagée contre les trafiquants de cocaïne et autres produits prohibés. Deux semaines après l’arraisonnement d’une quantité record de 2,5 tonnes de cocaïne, c’est    une autre saisie que vient de réaliser l’Office central de répression du trafic illicite de drogue et précurseurs(Ocertid). Un énième exploit qui traduit la détermination du Bénin à bouter le phénomène hors de ses frontières.

Les trafiquants de cocaïne, de drogue, d’héroïne et autres doivent désormais compter avec l’engagement à la volonté du gouvernement à mettre fin à cette activité illicite. Avec la dernière opération qui a permis de mettre la main une quantité de 10,5 kilogrammes d’héroïne en provenance de l’Afrique du Sud avec l’arrestation des deux principaux auteurs et six policiers en service à l’aéroport international de Cotonou, mardi 12 septembre 2021, on est bien en droit de dire sans risque de se tromper, que la destination Bénin est désormais très risquée pour les trafiquants. La dernière saisie record effectuée par la police semble ne pas émousser l’ardeur des cerveaux de cette filière qui croient à tort, que le Bénin reste un pays facilitateur de cette filière. Cette énième saisie est un cinglant désaveu pour les détracteurs qui présentent le Bénin comme une plaque tournante de la drogue. La saisie que vient de réaliser le pays sonne comme une réponse à ces derniers. La lutte efficace que le Bénin mène contre le trafic est un signal fort non seulement pour la sous-région mais aussi pour le monde. Elle traduit la volonté du gouvernement de faire du pays, un lieu sûr où les investisseurs pourront faire prospérer leurs affaires en toute quiétude. Cette ambition semble malheureusement éprouvée par des individus sans foi ni loi, en mal de gain facile. Mais c’est sans compter avec l’efficacité de l’Ocertid et de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, qui veillent constamment au grain.

Une détermination qui n’est plus à démontrer

Depuis l’avènement du régime de la rupture, c’est pratiquement l’insomnie que donnent aux trafiquants de drogues et autres produits prohibés, les organes en charge de la lutte contre ces produits. Les auteurs sont poursuivis jusque dans leur dernier retranchement pas les agents visiblement très déterminés. La saisie de plus de 2240 plaquettes de cocaïne, fin septembre 2021, est déjà la preuve que le gouvernement n’entend donner aucun répit aux acteurs de cette filière. Quelques mois avant cette opération, une saisie de 145,5 kilogrammes de cocaïne a eu lieu le 18 mai 2021. Quatorze personnes sont mises aux arrêts dans cette sulfureuse affaire. Un ressortissant français impliqué dans le dossier, en l’occurrence Hubert Albert Gouthay a été récemment interpellé au Maroc en exécution du mandat d’arrêt international émis à son encontre par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Les diligences sont en cours afin que ce dernier soit extradé au Bénin pour répondre des faits à lui reprochés. Depuis 2016, plusieurs personnes impliquées dans des trafics de drogues, cocaïne et autres stupéfiants ont été arrêtées et séjournent en prison sans compter les petits trafiquants de chanvre indien qui sont régulièrement interpellés. Face à toute cette détermination, on ne saurait douter un seul instant de la détermination du gouvernement dans sa lutte dont la finalité est de montrer à la face du monde que le Bénin n’est pas une plaque tournante de la drogue. Seules la mauvaise foi et la méchanceté gratuite peuvent justifier le faux procès que les détracteurs en panne d’arguments font au Bénin.

Gabin Goubiyi

Communiqué de presse du procureur spécial de la Criet

Le mardi 12 octobre 2021, un peu après quinze heures, le sieur Touré Abdel Kader a été interpellé au quartier Tokplégbé dans le 1er arrondissement de Cotonou en compagnie de trois autres personnes par l’Office Central de Répression du Trafic Illicite de Drogue et précurseurs (Ocertid).

L’intéressé, arrivé à Cotonou une heure plus tôt par le vol RwandAir en provenance d’Afrique du Sud et porteur d’une valise la remettait au nommé Maduka Okey lorsqu’il a été mis aux arrêts. La fouille de cette valise a permis d’y découvrir, cachés dans les différentes parois, sept emballages d’une poudre blanchâtre d’un poids total de 10 kg 500 grammes. A l’analyse, cette substance s’est révélée être de l’héroïne. Des aveux des sieurs Touré et Maduka ainsi que de l’exploitation des différents éléments de preuve collectés, il est apparu que ceux -ci ont bénéficié de la complicité de fonctionnaires de police et des eaux et forêt en service à l’aéroport international de Cotonou. Ces fonctionnaires au nombre de six ont curieusement déserté leurs postes de travail à l’atterrissage du vol ce mardi 12 octobre 2021. Ils ont, par conséquent, tous été interpellés. Au total, dix personnes impliquées dans ce trafic ont été inculpées sachant que le destinataire final du produit ainsi que les autres membres de ce qui apparaît comme un réseau organisé ont été d’ores et déjà identifiés et font l’objet d’une recherche active. Cette nouvelle procédure intervient deux semaines après la saisie record de 2 tonnes 500 kilogrammes de cocaïne dans un entrepôt sis au PK10 à Ekpè et pour laquelle douze personnes dont des membres très influents d’un cartel utilisant l’Afrique de l’Ouest comme point d’expédition de grandes quantités de drogues vers l’Europe ont été inculpées et placées en détention provisoire. A l’ouverture de l’enquête il est apparu que certains d’entre eux étaient recherchés par les autorités judiciaires de plusieurs pays européens. Il faut préciser que jusqu’à leur arrestation au Bénin, ces individus avaient toujours réussi à passer les mailles de la traque policière.

Il est à rappeler que le 18 mai 2021, une précédente saisie de 145,5 kg de cocaïne était intervenue au Port de Cotonou. Dans cette procédure quatorze individus sont poursuivis et des mandats d’arrêt ont été émis contre d’autres personnes sur qui pèsent des soupçons de participation au trafic. Au nombre de celles-ci, figure le sieur Hubert Albert Bernard Gouthay qui a été récemment interpellé à l’aéroport Mohammed V de Casablanca en exécution d’un mandat d’arrêt émis par la Commission d’Instruction de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. D’ores et déjà, une demande d’extradition a été adressée aux autorités judiciaires du Royaume du Maroc. Ces différentes interpellations permettent de souligner l’efficacité des services en charge de la lutte contre le trafic de drogue. Ces services donnent ainsi la preuve de ce qu’ils sont de plus en plus aguerris et appliquent sans retenue la politique pénale du gouvernement tendant à une tolérance zéro face aux trafics de stupéfiants.

Je souligne pour terminer qu’aux termes des articles 967 et suivants, du code pénal le trafic de stupéfiants est puni d’une peine d’emprisonnement de quinze ans.

Je vous remercie.

Fait en notre parquet le 18 octobre 2021

Elonm Mario Mètonou

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