Sofiath Onifadé Baba-Moussa est désormais docteur. Elle  a reçu ce précieux grade  à l’issue de la soutenance de sa thèse, mercredi 11 novembre 2020, à l’Université d’Abomey-Calavi.

« Migration des polluants organiques et métalliques dans les sols sous-jacents aux décharges sauvages : cas de Yagbé et Agla ». Ainsi,  s’intitule  la thèse défendue par l’ancienne ministre qui a par ailleurs obtenue la mention très honorable. A l’occasion,  le jury  était présidé par le professeur titulaire à l’Uac, Mahouton Norbert Hounkonnou,  assisté de Samuel Paré,  professeur titulaire à l’université Joseph Ki-Zerbo du Burkina-Faso, de Komi Edem Koledzi, Maître de conférences  à l’université de Lomé, de Daouda Mama, Professeur titulaire à l’Uac, et du directeur de thèse, le professeur titulaire Martin Pépin Aîna de l’Uac. A l’issue de sa présentation, Dr Sofiath Onifadé Baba-Moussa, a subi les critiques et appréciations diverses des différents membres du jury. L’écohydrologie, a-t-elle soutenu, est un domaine interdisciplinaire qui étudie les interactions entre l’eau et les écosystèmes. Ces interactions peuvent avoir lieu au sein de milieux aquatiques (les rivières et les lacs), ou sur la terre (les forêts, les déserts et les autres écosystèmes terrestres). Ainsi, face à l’augmentation de l’instabilité climatique, de la croissance démographique et des migrations humaines, il est urgent de mettre fin à la dégradation des ressources en eau et au déclin de la biodiversité. L’évaluation et l’optimisation des services fournis par  l’écosystème à la société, et l’amélioration de la résilience des bassins fluviaux face au stress climatique et anthropogénique sont de nature à contribuer largement à atteindre cet objectif. On retiendra, que ce travail de recherches qui a été unanimement  salué par les professeurs, apporte de nouvelles connaissances et éclaire d’un jour nouveau l’évolution des déchets et décharges sauvages au Bénin. La thèse soutenue par l’ancienne permet de comprendre  comment les nappes souterraines sont infectées par les substances en décomposition issues à des déchets.  Elle y fait   également à l’égard des pouvoirs publics des propositions  pour mieux juguler le phénomène. Ces propositions  seront d’ailleurs bienvenues chez son directeur de thèse, actuel Directeur général de l’environnement et du climat (Dgec), près le ministère du Cadre de vie et du développement durable.

 

Wifrid Noubadan

 

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