La répression du port des tenues portant outrage à la pudeur est au cœur de la polémique depuis quelques jours, suite à la sortie médiatique du capitaine de police de première classe Emmanuel Agbodjan, chef adjoint de la brigade des mœurs. Face aux commentaires tendancieux suscités par cette information, le commissaire principal de police Roger Tawès, porte-parole de la Police républicaine a apporté quelques clarifications.

« La Brigade des mœurs s’intéresse aux faits d’outrage à la pudeur publique. Ceux qui s’habillent sans décence, les jeunes garçons que l’on voit en circulation avec le pantalon en dessous des fesses, les filles qui s’habillent les perles exposées, le nombril dehors, les seins à peine voilés…La brigade des mœurs est chargée de réprimer ces comportements qui sont constitutifs d’infraction à la loi pénale ». Ce sont là, quelques extraits des propos du capitaine de police de première classe Emmanuel Agbodjan, chef adjoint de la brigade des mœurs dans un entretien accordé au quotidien « La Nation » dans sa parution du 19 août 2021. Ces propos ont suffi pour déchaîner une flopée de commentaires au sein de l’opinion publique. D’aucuns y ont même perçu une menace à peine voilée de répressions des tendances vestimentaires indécentes au sein de la société. Pure affabulation, clarifie le porte-parole de la Police, Roger Tawès, qui a tenu à faire certaines mises au point pour couper court à la polémique ambiante.

Plus de peur de mal

Pour Roger Tawès, commissaire principal de police et porte-parole de la Police républicaine, la prétendue répression des certains comportements vestimentaires agitée çà et là, relève simplement d’une « fake news ». « Le capitaine (Ndlr Emmanuel Agbodjan) n’a jamais pu embarquer toute cette institution dans cette guéguerre-là. Il a simplement rappelé les domaines d’attribution de l’unité à laquelle il appartient », a-t-il-indiqué. Expliquant les rumeurs consécutives à ces propos, Roger Tawès s’est offusqué du fait que les déclarations du capitaine Agbodjan aient été travesties et sorties de leur contexte. C’est pourquoi il a fustigé la communication alimentée autour de ces propos, une communication qui selon  lui, n’a pas de sens. « Je ne sais même pas de quoi on parle ?», s’interroge Roger Tawès qui affirme par ailleurs que le phénomène d’exagération dans l’habillement n’est pas aussi alarmant au Bénin. « Il ne sert donc à rien de stigmatiser certaines personnes au sein de notre société étant donné que chacun à son style d’habillement », poursuit-il. « Quand vous comptez 100 personnes, combien se mettent dans ces tenues malpropres ? », se demande le porte-parole de la Police républicaine qui martèle que cette masse est totalement insignifiante pour qu’on généralise la situation. Au demeurant, il dénonce une affabulation et une stigmatisation malsaine de cette portion infirme de la société. Pour finir, Roger Tawès invite les uns et les autres à la retenue et à éviter tout amalgame au sujet des propos du capitaine Agbodjan. La brigade des mœurs n’a aucune guerre à engager contre nos femmes et nos sœurs, conclut-il.

Gabin Goubiyi

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