Du nord au sud, de l’est à l’ouest, tous les béninois sont les mêmes.  Que les trésors royaux soit d’Abomey ou pas,  ils sont du Bénin,  et constituent son âme. C’est le message fort que le président  Patrice Talon a donné hier aux intellectuels étrangers polémistes qui régionalisent dans leur analyse, les œuvres d’art  restituées.

Polémique intitule  des intellectuels sur les œuvres d’art restituées  au Bénin. Dans un esprit   de zizanie, certains  ont voulu à dessein  régionaliser les trésors royaux.  Mais le président Patrice Talon, la vraie incarnation  du roi Ghézo,  n’a pas hésité a donné  hier mercredi 10 novembre 2021, la bonne et audible réplique qui restera à jamais  graver dans le subconscient  de ces   personnes qui méconnaissent   le tréfonds de l’histoire du Bénin.  En effet avant d’être appelé Bénin, le pays dirigé par  Patrice Talon  était le Dahomey, tirant donc source de l’histoire de cet emblématique et féroce  royaume   qui a résisté aux colons.  De l’histoire, l’on retient que  la  dynastie d’Abomey a pour origine, le royaume de Tado, royauté située sur la rive droite du fleuve mono. Selon l’authentique histoire,  le roi du Tado, Tenou Guessou a pris pour femme Gbekpo qui a le pouvoir mystique   de se métamorphoser en panthère.   De cette   union nait  Adjahounto qui à la mort de son père quitta le royaume  suite aux querelles de succession pour s’installer à Togo-goussa  où il fonda le royaume d’Allada

Adjahounto   à  son tour,  eu la grâce d’avoir trois fils  qui à sa mort se sont  battus au début avant de se trouver un consensus.  C’est ainsi  que l’un succède au  père à Allada, le deuxième pris  la direction d’Adjatché pour créer le royaume de Hogbonou et le troisième  Do-aklin partit vers le nord et créa le royaume d’Abomey. Mais c’est son petit-fils Houegbadja qui fit du royaume a  posé les sous-bassements de la férocité d’Abomey.

Dahomey, le symbole de la résistance 

En 1818, le roi Ghézo prend les rênes du Dahomey et  révolutionne la royauté.  Durant son règne il rétablit la paix civile, s’employa à raffermir l’administration en réduisant la bureaucratie royale, rationalisa la collecte des impôts et mis en place des statistiques démographiques.  Dans tous les secteurs tout comme depuis 2016,  une réforme hyper-performante est engagée avec une détermination hors-pair.  L’homme  dont la curiosité  et l’intelligencia     a donné d’écho sur 40 ans à Abomey,  est  extraordinaire  en matière militaire. De tout son temps, il est allé de victoire en victoire.    Il sera succédé par Glèlè  dont la renommée de son fils  Béhanzin pour avoir résister aux colons est le compas gyroscopique de l’histoire béninoise de nos jours. En 1890, Béhanzin vient sur  le trône d’une royauté dont la destinée  voguait progressivement sur  l’océan  de la destruction. En 1892,  sa résistance courbe l’échine face au Général Alfred Dodds. Mais la ténacité et la fermeté du royaume   a servi   pour référencer le pays. Le 1er août 1960, le Dahomey accéda officiellement à l’indépendance. Mais quinze années le pays adopte son nom actuel de « République du Bénin ». Il a voulu marquer  sa rupture  sans  commune mesure, avec la dénomination qui désigna successivement un royaume, le protectorat puis la colonie administrés par la France à partir de 1892.

 Dahomey, l’âme du Bénin

De  l’histoire,    il est à retenir sans aucune pression de conformisme   que l’âme du Bénin est le royaume d’Abomey.  Par voie de conséquence, ces objets royaux  en  sont l’âme.   D’ailleurs, la constitution béninoise du 11 décembre 1990  modifiée en 2019  précise clairement que le Bénin est un  et indivisible.   Il n’est pas  alors question de régionaliser. « J’ai entendu des intellectuels dire sur un média étranger des choses qui relèvent soit de l’ignorance, soit de la médisance, reprochant aux autorités françaises d’avoir restitué que des œuvres d’une seule région du Bénin », a  constaté Patrice Talon.  A le suivre, le retour de ces œuvres est la symbolique du retour au Bénin  de notre âme, de notre identité.  Le témoignage de ce que nous avons été, de ce que nous avons pu être, des diversités qui nous ont généré ; et c’est pour ça que notre passé, aussi diversifié soit-il, constitue notre patrimoine historique commun.  Des déclarations  du Chef de l’Etat, l’origine des œuvres restituées, appartiennent à la République, et constituent un symbole d’unité. Cela ne pose donc aucun problème que cette première restitution prenne en compte uniquement des objets d’art d’un royaume donné. « Que ce soit une pièce du royaume de Kouandé, de Nikki ou de Porto-Novo. Que ce soit deux pièces d’un autre royaume du Bénin, elles demeurent notre patrimoine commun»,  rappelle  le président Talon.

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