Le parti Force cauris pour un Bénin émergeant (Fcbe) est en difficulté à Parakou. Après l’invalidation de deux sièges de conseillers de cette formation politique, et le départ de Aboubacar Yaya de la tête de l’hôtel de ville, le torchon continue de brûler entre les membres. Il s’agit notamment de la conseillère Alimatou Abdoulaye, qui est traitée de tous les noms par ses camarades conseillers après son élection au poste de troisième adjointe au maire. A travers une interview accordée à Deeman radio, elle a réagi face aux accusations dont elle fait l’objet. Au dire de cette dernière, elle a été écartée par les responsables de la coordination Fcbe de Parakou.

L’information lui est parvenue à la veille de l’installation du maire et des adjoints. « Avant même la campagne, j’ai été écartée, les gens ne le savent pas ils racontent de n’importe quoi. J’ai été écartée à tous les niveaux, que ce soit avant comme après la campagne. Pour toutes les décisions qu’ils ont prises, j’ai été écartée. A ma grande surprise, à la veille de l’installation de maire, le député Issoufou Amadou est venu me voir pour me présenter la composition du parti. Quand il a fini, je lui ai dit : moi qui suis votre doyenne, votre maman, où m’avez-vous mise ? Il m’a répondu : si tu as d’autres ambitions, on va voir », a-t-elle déclaré. Elle n’a pas caché son mécontentement par rapport à la liste qui a été présentée par son hôte. « Le lendemain, à l’installation, j’ai fait savoir au préfet que je ne connais pas ce bureau. On est allé au vote, et il y a eu 17 « contre », une abstention et 15 « pour ». Le préfet nous a envoyés à une solution consensuelle. On ne s’est pas entendu, voilà là où les problèmes ont commencé », a expliqué la conseillère. Elle va par ailleurs ajouter qu’elle a saisi la main du camp adverse après que son propre parti l’a rejeté. Toutefois, a-t-elle précisé, « les membres du parti ont dit qu’ils ne savent plus si je suis Fcbe et ils ne me comptent pas par mi les conseillers. Consciente de la contestation de son élection au poste de 3ème adjointe au maire, elle se dit loin d’être ébranlée. « Ils peuvent écrire un livre et aller le déposer à la Cour, c’est leur problème. La loi est là pour tout le monde et est claire », a-t-elle laissé entendre.

 

Benjamin N. Douté

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here