Le professeur certifié à la retraite et consultant en éducation, Toussaint Sagbo Fanou, apprécie à sa juste valeur les réformes entreprises par le gouvernement de 2016 à 2021 dans le secteur de l’éducation. Il a donné son avis dimanche 16 mai 2021 sur l’émission « 90 minutes pour convaincre » de la radio nationale. Selon lui, le chef de l’Etat et ses équipes ont eu le courage de poser des actes que personne n’a jamais voulu poser de peur de faire des mécontents dans le domaine éducatif. A titre illustratif, il a évoqué plusieurs réformes entreprises notamment la dépolitisation du système éducatif. « Il y a des déballages. Le gouvernement actuel a eu le courage de poser des actes que personne n’a jamais voulu poser de peur de faire des mécontents, la dépolitisation du système éducatif. Aujourd’hui, quand vous commettez des erreurs, on vous renvoie systématiquement quelque soit le bord politique que vous occupez. Il y a des renvois non pas parce qu’on vous en veut, mais parce qu’on veut l’efficacité dans le système. Il n’y a pas de parti pris. Il y a ce travail d’impartialité qui a été connu et il y a eu d’autres réformes. Quand je prends par exemple le cas des cantines scolaires, cela fait des décennies qu’on en parle mais jamais mis en pratique. Aujourd’hui, les enfants mangent au moins un ou deux repas chaud. Ce qui n’est pas rien. Il y a également la fusion des écoles, il y a l’aspiranat qui n’est pas la panacée, mais qui a permis de boucher des trous en attendant de mettre en place les professionnels du système éducatif », a-t-il expliqué. S’agissant des grands chantiers à aborder pour les cinq prochaines années, Il a mis l’accent sur la réadaptation des curricula de formation par rapport aux réalités béninoises, la rémunération des formateurs et la viabilisation des infrastructures scolaires. « Il y a les curricula, par ce qu’il y a des parents qui n’arrivent pas à encadrer leurs enfants. Il faut les réadapter à nos réalités. Là, ce sera plus digeste à tous les enfants de la maternelle jusqu’à l’Université. Il y a aussi la rémunération des formateurs, il faut aussi viabiliser les infrastructures scolaires », a-t-il ajouté. Il est à rappeler que l’émission a également connu la participation  de Epiphane Azon, président de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves et d’étudiants du Bénin et de Félicien Cossi Hounsa, directeur d’une école primaire.

 

Léonce Adjévi

 

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here