Le Tribunal de Djougou a condamné un trafiquant d’ivoires à 24 mois d’emprisonnement ferme, 500 000 FCfa d’amende et 2 000 000 de FCfa de dommages et intérêts pour l’Etat béninois. C’est la décision prise par le 26 mars 2021 contre ce trafiquant de trophées d’éléphants. Les faits remontent à 2019 à Djougou où ce dernier a été pris en flagrant délit de commercialisation trois (03) pointes d’ivoires. Ces défenses proviennent d’au moins deux éléphants abattus. Et nul n’a le droit de toucher à cette espèce. Car, il est protégé au Bénin par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application. La Cites et d’autres conventions que le Bénin a ratifiées protègent également les éléphants. Au regard de ces règlementations et les efforts quotidiens du gouvernement pour la protection du patrimoine faunique du Bénin, aucune tolérance n’est accordée à ceux qui sont dans la chaîne de destruction des animaux sauvages protégés. La loi sur la faune sus-citée prévoit les sanctions. L’article 154 de cette loi punit d’une amende de 300 000 à 800 000 F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Au regard de la décision rendue, il apparait évident que la justice est fermement engagée pour la lutte contre la criminalité faunique au Bénin. Outre le programme Appui à l’application des lois sur la faune et la flore au Bénin (Aalf-Bénin) du réseau Eagle, les autres acteurs doivent rester vigilants pour accompagner le gouvernement dans la sauvegarde des espèces menacées d’extinction.

 

Serge Adanlao

 

 

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