Who’s Who N°1 : Marielle DEGBOE – Ecrivaine, Consultante, Communicatrice

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Pour le premier numéro de notre rubrique Who’s Who, nous recevons pour vous, Marielle M.DEGBOE. Cette dynamique jeune dame a plusieurs casquettes et plusieurs années de militantisme derrière elle. Elle est :
  • Consultant en Monitoring & Value, Public & Political Communication
    Directrice Exécutive de l’ONG Magnolia
  • Présidente Regionale du Réseau Ouest Africain des Jeunes Femmes Leaders (ROAJELF) (2016-2019)
  • Plus de 1O années consacrées à la défence du droit des Jeunes filles et des femmes

Disctinctions :

  • Promised World Leader (PWL)
  • Equality-Emancipation-Freedom-Union (EEFU) like Abraham .L

L’INTERVIEW

Bonjour …Marielle M. DEGBOE, prière vous introduire à nos lecteurs

Marielle Mahulé DEGBOE, Titulaire d’un master en Communication politique, passionnée des questions du genre, Présidente Régionale pour les 15 pays de l’espace CEDEAO du Réseau Ouest Africain des Jeunes Femmes Leaders (ROAJELF).

Vous venez d’écrire votre aubiographie, pourquoi l’avoir fait ?

Notre autobiographie a été écrite pour raconter une histoire. Celle d’une jeune dame qui n’a pas l’impression d’être trop jeune et qui pense qu’on n’inspire pas que lorsqu’on a des cheveux tout blancs. Qu’aucune expérience n’est négligeable, qu’aucun échec n’est fatal et qu’aucun succès n’est définitif.

NDLR : Le livre « Marielle Dégboe – EL-YA, une Mission de vie » est en vente à la Librairie Notre Dame à Cotonou

 Que pensez-vous que cela apporte de plus au monde littéraire ?

L’audace d’écrire autrement  sa propre histoire sans en avoir le mérite. La possibilité de raconter en écrivant.

En quoi cela peut-il bénéficier à nos lecteurs ?

C’est une histoire remplie d’émotion. Si on la transcrivait dans le monde du cinéma, il y aurait autant de rebondissement, il y aurait l’envie d’en savoir plus, il y aurait de l’audace, du courage, de la prière, de l’espoir, des pleurs, du réengagement, de la motivation et de l’envie d’aller encore plus de l’avant. Il y aurait de la reconnaissance envers des aînées. Il y aurait de l’adversité. Il y aurait tout simplement, une vie ordinaire et réelle ;  pas imaginaire.

Etes-vous heureuse ?

Heureuse dans ce que je fais, Oui.  Heureuse chaque fois qu’autour de moi, il y en a qui croient en moi, qui me vouent leurs confiances, leurs présences et surtout qui sont prêts à me soutenir quel qu’en soit le prix émotionnel, moral, technique, fraternel, familial, pour ne citer que ceux-là.

Qu’est-ce qui vous rend heureuse ?

Le fait d’exister pour moi, et pour les autres.

Qu’est-ce qui vous donne l’énergie de vous lever tous les matins ?

Le fait de savoir que je peux être utile à quelque chose ou pour la vie d’une ou plusieurs personnes. Le fait de prier pour renforcer ma capacité de confiance en moi. Le fait de savoir que mes objectifs de vie ne sont pas encore atteints.

Quelles sont vos futurs challenges ?

Conduire à terme mon actuel mandat du ROAJELF en atteignant la majorité des objectifs escomptés. Poursuivre ma mission de vie de par le monde.

Que pensez-vous des mouvements ME TOO aux USA et DENONCETONPORC en France?

Ce sont des mouvements qui encouragent l’acceptation de son vécu. A la force de la dénonciation sans craindre pour sa vie ni pour les regards extérieurs. Ce sont des mouvements solidaires qui protègeront et qui essuieront de larmes à ces millions de victimes de violences et ou abus sexistes et ou sexuelles.

Avez-vous des ambitions politiques ?

La politique n’est pas pour moi, l’apanage des autres, le jour où je me déciderai, je la ferai. Si elle est l’art de gouverner la cité, je contribuerai dans la mesure du possible à ce que ce soit chose bien faite. Si elle est une science qui se veut nourrir des préjugés inimaginables, je la regarderai, m’en ferais une voisine en me rappelant qu’elle n’est point la seule issue de contribuer au développement d’une nation.

Etes-vous afro-pessimiste ou optimiste ? 

Je suis juste une optimiste. Mon optimisme ne change pas selon que je sois africaine ou non. Je crois en chaque être humain et en le potentiel qui sommeille en ce dernier, quel que soit son sexe, sa race, sa couleur de peau, son ethnie, sa religion, sa région, sa taille, son rang social et j’en passe.

Un mot à l’endroit des jeunes femmes du Bénin, d’Afrique et du monde ?

Devenir responsable de son propre avenir est une lutte permanente. Que vous soyez enfant, étudiante, Chef d’entreprises, employées, Responsable d’entité, célibataire ou mariée, ce sera une lutte sans fin. Ce n’est qu’à 70 ans et plus  que vous serez en mesure de faire un bilan de ce qu’aura été véritablement votre vie. L’avenir radieux dont nous rêvons se retrouve dans tous les actes que nous posons au quotidien. Perdons à chaque instant du temps pour apprendre davantage. Ayons soif de mieux nous connaitre nous-mêmes et ensuite de connaitre les choses qui se passent autour de nous. Croyons surtout en nous et en nos capacités qui n’attendent que nous pour se voir pleinement développées. On ne sera jamais heureux que pour nous-mêmes, ensuite pour ceux pour qui nous nous battons. Convaincue qu’on ne peut éternellement se battre pour soi et pour soi uniquement.

Un mot pour les petites filles ?

Aux petites filles, que les études et la prière fassent vos forces. Que vos parents soient pour vous des sources de protection et de transmissions de bonnes valeurs. Ne soyez pas timides. Apprenez à exprimer clairement vos ressentis et vos sources d’ombres. Ne dormez sous aucune incompréhension, cela participera de votre auto protection. Ne soyez surtout pas pressées d’arriver là où sont vos aînées. Soyez plutôt rassurées d’emprunter les chemins les plus prudents qui puissent vous conduire sur le chemin du rayonnement de votre mission.

Un mot pour les hommes.

Tous les hommes devraient pouvoir aller à l’école du genre. Le genre n’étant pas que la discrimination positive des femmes à l’égard des hommes, mais plutôt un instrument de développement. Chaque homme doit pouvoir être en mesure de faire la balance de l’égalité de chances entre les sexes, de l’équité genre qui voudrait que les catégories défavorisées de la société en des contextes donnés, deviennent prioritaires. A travers le genre,  l’homme vivant avec une mobilité réduite est priorisé par rapport à la femme bien portante ayant ses facultés bien en place. A travers le genre, la petite fille est priorisée par rapport à la personne âgée vivant avec un handicap. Par le genre, celui qui gagne moins est priorisée en face de celui qui gagne plus. Par le genre, celui qui a moins de diplôme obtiendra une bourse en face de quelqu’un qui en a plus. C’est cela le genre. C’est ce qui fait voir que tous dans un foyer, lorsque nous allons travailler, et revenons tout deux fatigués, si nous ne nous entraidons pas, nous exploitons la personne qui seule se retrouve en face des travaux ménagers. C’est cela le genre, cela n’a rien à voir avec la compréhension abusive de l’idéologie égalité entre homme et femme mais tout à voir avec l’égalité de chances offertes aux hommes et aux femmes de façon équitable. Tout homme doit être en mesure de savoir qu’un beau père est aussi regardant de sa fille son épouse qu’il l’est de ses enfants filles. Aux hommes je demanderai ceci : ‘’ Voudriez-vous que votre gendre en arrive à faire de votre fille sa femme de ménage ? ‘’ Et vous ? ‘’ Vous arrive –t-il de vouloir de votre épouse que ses diplômes et capacités soient rangées juste pour vous servir et faire plaisir ?

Mettez-vous dans ces deux positions et revisitez vos envies et vos intransigeances vis-à-vis de la femme sous le prétexte des stéréotypes et autres réalités sociologiques.  Ce n’est donc qu’ensemble et en toute complémentarité que ce monde se construira.

Votre meilleur souvenir dans la vie

Le jour où j’ai été applaudie par tous les sénateurs debout y compris la présidente du Sénat et moi assis au cours d’une de leur session à Santa Fe à New Mexico aux Etats Unis d’Amérique.   Il est mon meilleur souvenir après la venue au monde de mes enfants. Il est mon meilleur souvenir car dans un pays aussi lointain, des sénateurs s’émerveillent de vos accomplissements et vous le reconnaissent. Ce fut une leçon de vie pour moi.

Qu’est-ce que vous aimeriez que les générations futures disent de vous dans 200 ans ?

Dans 200 ans, je les veux me décrire à ma juste valeur. Qu’ils n’y ajoutent rien, et qu’ils n’enlèvent rien. Avec mes erreurs, mes défauts, mes qualités, mes échecs et mes réussites. C’est pour cela que j’ai nommé mon autobiographie ‘’ Elya, une mission entamée’’. Pour que dans 200 ans, mon bilan par rapport à ce début les ait davantage inspirés.

CONTACTEZ Marielle DEGBOE

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